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Make it happen



Hello, tous le monde

Ça fait bien longtemps que je n’ai pas mis le nez ici. Pour être très honnête je n’étais pas vraiment inspirée et ces derniers mois ne m’ont pas laissée beaucoup de temps pour le blog. Bref aujourd’hui j’ai envie de continuer à vous raconter la petite histoire de Liaje.

Nous nous étions arrêtés je crois au moment où je prenais la décision de déménager à Lyon avec Le Doudou, L’Enfant, les chats et les poissons sous le bras.

Pour résumer la vente de la boutique a été bien plus compliquée que je ne l’aurai imaginé . Il m’a fallu à peu près 4 mois pour la vendre, sachant que si je ne la vendais pas je me voyais dans l’obligation de renchérie pour 3 ans, ayant signé un bail 3.6.9 ( 3 ans, 6 ans, 9 ans) et que le bail devait se renouveler au 14 novembre ( pression… vous avez dit pression).

Eh bien vous me croirez ou pas… Je l’ai vendu le 10 novembre…

Quand je vous disais que dans mon malheur, j’ai toujours de la chance ( si quelqu’un joue avec les cartes de ma vie je ne sais où, ça doit être quelqu’un qui doit tout le temps être à la bourre…).Bref j’ai eu beaucoup de chance, notre appart en Normandie s’est loué dans la foulée, on a trouvé un appart assez rapidement à Lyon, Alexis a trouvé du travail avant même que nous ayons emménagé et même un veto pour les chats au cas où.

Mais entre la vente de la boutique et le déménagement à Lyon tout s’est accéléré. Il fallait faire une demande de financement pour Liaje, radier l’auto-entreprise, préparer le passage en société et bien évidemment trouver des ateliers de fabrication car je n’avais toujours personne pour fabriquer les modèles.

Avant de continuer, faisons une petite pose sur les ateliers de fabrication.

Alors pour toutes celles et ceux qui se poseraient la question, je me suis bien évidemment tournée en priorité vers les ateliers français. J’étais bloquée et entêtée sur le Made in France pendant très longtemps ( même si aujourd’hui ça ne veut plus dire grand-chose, les actualités Instagram, nous l’ont bien prouvé). Mais je refusais aussi de proposer des modèles à 1000 euros ou plus, ce que je voulais, moi, c’était faire du haut de gamme au prix juste.

Toujours bornée, après de nombreux contacts et de nombreuses recherches, je suis vite redescendue du monde des bisounours. Au-delà des prix, il y a eu ceux qui ne répondent pas ou ceux qui répondent mais avec tous ces petits commentaires qui motivent toujours comme :

« Mais vous êtes qui » « non là avec les prix que vous pratiquez c’est impossible ce n'est pas rentable » « vous n’y arriverez jamais » « non mais nous mademoiselle on fait du luxe »

Bref après quelques portes et quelques conseils avisés, je me suis mise à faire de nouvelles recherches pour faire fabriquer mais cette fois-ci en Europe. Je me mets donc à fouiner sur internet pendant plusieurs jours et lors de mes recherches je trouve des renseignements sur cette petite ville située dans le sud de l’Espagne, Ubrique, berceau secret de la maroquinerie de luxe.

Je me renseigne sur tous les ateliers que je peux trouver ou que l’on peut me recommander à Ubrique et je les contacte, (plus quelques ateliers au Portugal au cas où, même si ce n’était pas vraiment mon premier choix). Sur la dizaine d’ateliers que j’ai contacté, neuf ont répondu et accepté de me rencontrer …

Le hic c’est que financièrement c’était très chaud à ce moment-là, ma banquière était catégorique sur le fait que je ne devais plus dépenser un centime et me harcelait de lettres et d’appel.

(À ce moment-là, je n’avais pas encore vendu la boutique et j’étais clairement sous l’eau.)

Une personne responsable aurait laissé tomber ou attendu que ça aille mieux, eh bien nous, je dis nous car Alexis me suis toujours dans mes bêtises quoi qu’il advienne, on ne l’est apparemment pas… responsables.( Je me dis parfois que pour faire ce genre de choses, j’ai dû regarder trop de film où le héros finit toujours par réussir et que tout finit par s’arranger)

On s’est donc mis à chercher tous les moyens pour que je puisse aller à mes rendez-vous à moindre coût. Après de nombreuses recherches, on a fini par la trouver la solution: le bus… Oui vous avez bien lu: le bus…

j’ai fait France - Espagne - Portugal - France en bus sur seulement 3 jours. Alexis, a participé pour une bonne partie et pour l’autre, j’ai continué à creuser mon découvert…

( Bisou à toi mon ex-banquière… ).

Aujourd’hui j’en rigole et n’en garde que de bons souvenirs mais j’avouerai que les 17h00 de bus pour revenir à Paris sur un siège cassé et derrière une chieu..qui sent mauvais et qui a passé 15 heures sur 17 à râler et, bin ce n'était pas vraiment l'apothéose du voyage.

Quoi qu’il en soit, arrivée à Ubrique, j’ai eu la chance de rencontrer des gens formidables pendant mon séjour, tant dans les ateliers, que les personnes qui m’ont hébergée. La ville en elle-même fut une véritable révélation. C’est la ville du cuir par excellence en Europe, plus de la moitié de la population travaille dans le milieu du cuir et toute la ville tourne autour de ce savoir-faire d’exception qu’est la maroquinerie.

Dans les ateliers au-delà de rencontrer les patrons, j’ai rencontré les fils, les filles, les cousins et chaque artisan qui font d’une idée une réalité.

Suite à tous mes rendez-vous c’est le tout dernier atelier que j’ai visité qui a tout particulièrement attiré mon attention, de par son aspect éthique et éco-responsable, oui. Mais surtout de par son savoir-faire exceptionnel et la gentillesse des personnes que j’ai rencontrées là-bas. Un lien s'est créé avec ces personnes que je ne serai expliqué.

Malgré ma qualité de chef d’entreprise, et le côté pragmatique que je suis censée avoir, je fonctionne la plupart du temps à l’affect et à l’intuition et cela depuis toujours.

De retour en France mon choix était fait, c’était cet atelier et aucun autre.

C’est aujourd’hui l’atelier avec lequel la première capsule de Liaje a été montée

et je l’espère bien d’autres.

Voilà, voilà pour la petite histoire du « pourquoi » j’ai fait le choix de faire fabriquer en Espagne et non pas en France.

Et pour être complètement honnête même si demain n'importe quel atelier venait me proposer le même travail au même prix, je refuserai et continuerai à travailler avec mon atelier actuel. Je me fiche que le Made in France renvoie une meilleure image. Ce que j’aime c’est travailler avec des personnes avec qui un lien s'est créé

et qui croient en Liaje tout autant que moi.

C’est ce sur quoi la marque s'est construite et reconstruite, avant tout sur l’humain et sur des partenariats de confiance avec des personnes et des entreprises au savoir-faire d’exception avec qui je suis aujourd’hui fière de travailler.

Je vais m’arrêter ici pour cette fois-ci

(car en principe je devais être bref sur cet article… ou pas) et je vous raconterai comment notre arrivée à Lyon a encore fait évoluer Liaje.

Je vous raconte la suite très vite.

À très vite.

Bisous, bisous




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