Rechercher

La marque...

Mis à jour : févr. 7


La Marque




Hey ,Hey, tout le monde, j’espère que vous allez bien ?


Avant de continuer, je tiens vraiment à vous remercier d’avoir été si nombreux au rendez-vous lors de ces deux derniers articles. Je pensais très franchement que vous seriez deux…


Je disais donc que j’avais tout pour pouvoir faire évoluer cette marque qui venait d’être créée, y avait plus qu’à… Après avoir créé plusieurs modèles en simili, j’ai eu un rendez-vous à Paris avec mon ancienne coloc Céline. Vous vous souvenez la chanteuse @petiteceline, qui à l’époque pour se faire un peu d’argent, travaillait dans une boutique de créateurs à Williamsburg, du coup elle m’avait proposée de me prendre des modèles pour les mettre en vente là-bas. Donc, lors de ce rendez-vous, vu que nous étions en avance avec « L » (ma belle-sœur) et Doudou, on a décide d’aller faire un tour dans le quartier du marché Saint-Pierre au pied de de la butte Montmartre. Et là, dans une boutique, REVELATION, il y avait des pièces de cuir qui me semblaient magnifiques pour un prix dérisoire

(ce n'était pas le cas, j’y connaissais rien, c’est tout).


Le cuir m’a toujours invariablement attirée. Je me souviens de la toute première pièce que j’ai achetée c’était au tout début lorsque j’étais à New York, dans une minuscule boutique du Lower East Side (elle est encore chez Céline cette pièce, je ne l’ai jamais touchée), et aussi de la première fois où je suis allée à Première Vision, j’y étais allée pour le tissu et pourtant le hall cuir a été mon plus beau souvenir. J’ai été émerveillée par la beauté de ce hall avec toutes ses odeurs et ses couleurs. Je n’est réalisée que bien plus tard que même mes tous premiers croquis en prêt-à porter, la plupart du temps incluaient du cuir.

Bref tout ça pour dire que j’ai toujours été passionnée par le cuir (je m’arrête là, sinon je peux facilement vous faire un article de 20 pages sur ma passion du cuir).


J’étais donc dans cette boutique au marché Saint-Pierre avec toutes ces peaux, et je me suis dit : « Pourquoi ne pas essayer ? » J’ai donc acheté deux peaux que j’ai ramenées à la maison. Entre temps, j’ai laissé les autres modèles à Céline direction New York. Du coup, oui les premiers sacs que j’ai vendus, c’était là-bas à New York même si je n’y vivais plus.

Arrivée à la maison, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai commencé à vouloir monter un sac à partir d’un modèle existant, juste pour tester et me faire un joli sac en cuir en 1 heure (ça, c’est ce que je croyais).


Et bien… Catastrophe !!!

Déjà, la découpe, grosse galère, je n’avais pas les outils adaptés, ensuite j’ai toujours travaillé à la machine avec les tissus, j’ai donc supposé que je n’avais qu’à faire pareil.

(la blague…).

Et bien ça ne fonctionne pas, mais pas du tout !!! Vu que je suis de nature persévérante (certains diraient que je suis bornée ou chiante, mais ça c’est parce qu'ils ne sont pas mignons), j’ai commencé à regarder des tutos sur le web pour savoir comment monter un sac en cuir. J’ai alors trouvé des vidéos, mais c’était à la main, c’est-à-dire sans machine au point sellier. Peu importe, je me suis lancée quand même, j’ai acheté le matériel nécessaire, pas du matériel haut de gamme car bien trop chère surtout pour quelqu’un qui démarre. Je me suis fait la main sur des cuirs trouvés sur des sites internet spécialisés, je me suis trompée des milliards de fois sur le choix des cuirs, sur la technique à adopter, etc...

(je ne m’attarde pas trop sur les étapes techniques, car ça prendrait un temps fou).


J’ai enfin pu lancer mes premiers modèles en pièce unique.

Sur cette première collection, j’avais mis des plumes sur chaque sac…

Non mais sérieux des plumes. Comme quoi même en terme de design, je peux me planter.

Et là une autre étape… Faut bien les vendre maintenant ces sacs avec mes plumes

(HAHAHA des plumes… Non mais j’en rigole encore.).

J’ai alors voulu créer un site de e-commerce, mais comment faire un site internet quand on n’y connait rien ? Et bien, on s’adapte, on apprend, mais croyez moi le premier jet était vraiment moche (c’est tellement dommage, je n'ai pas pris de photo).


Attention, quand j’ai commencé, je ne savais même pas ce que signifiait le mot référencement (et maintenant je suis toute fière quand je parle de balise), en fait, non, je mens, je ne savais même pas que ça existait !!

Doudou m’a ensuite ouvert un compte Instagram (aujourd’hui, il regrette je crois quand il voit le temps que j’y passe) parce que je n’y voyais aucun intérêt, je ne savais même pas comment on utilisait des hashtags ou même ce que c’était.

(j’ai tellement honte de dire ça, mais j’ai promis la vérité)

Bref j’ai tout de même réussi à les vendre ces sacs, pas tous, mais quelques-uns.


Ma toute première commande venait de New York (encore et toujours New York), j’étais tellement fière vous n'avez pas idée. Et lorsque la boutique de Céline m’a taguée pour la première fois sur Instagram, j’en ai eu les larmes aux yeux (encore…).


Je me suis prise de passion pour la maroquinerie, qui été devenu plus qu'un travail mais un mode de vie à part entière, presque une obsession.


Un jour, alors que je surfais sur le net, Google me propose un lien qui redirigeait vers un concours d’entrée pour une formation chez un grand nom de la maroquinerie française

(je ne dirait pas qui … n’insistez pas).

Je décide de lire un peu les conditions d’inscription et là l'aubaine aucune condition, pas de diplômes ou d’expériences à avoir, il suffit de se présenter, mais les tests se passaient à coté de Lyon. Et puis tant pis, je décide de la faire quand même, je m’inscris donc pour la session de Lyon. Je passe le premier test, je rentre en Normandie, je retourne sur Lyon, je passe le 2e test, je rentre en Normandie, bref des allers-retours comme ça jusqu’au 4e test, nous n’étions plus que 12 (on était 300 au début).

Et là…

Je me plante, je ne suis pas sélectionnée pour le dernier test

(Punaise!!!! c’est pas possible).

Et maintenant, je fais quoi et bien d’abord… je pleure (comme d’hab),

je ne voulais plus toucher au cuir, c’était fini, et ensuite grosse remise en question,

« est ce que je dois continuer ? ».


Je devais continuer, impossible de me sortir de la tête que j’allais bien finir par y arriver…

(Aaaah ! cette idée… Bisous à toi Léo).

Et même si je m’étais plantée chez cette grande maison tant pis, puisque apparemment mes modèles plaisaient, autant essayer.


Nous avons par la suite pris la décision de déménager (et oui encore…) à Bayeux (toujours en Normandie) car cette petite ville du Calvados avait tout à offrir. De jolies rues pavées, de beaux hôtels particuliers en pierre et surtout la clientèle que je recherchais.

Doudou, qui est chef de cuisine, trouva du travail dans un restaurant dont la cible principale était la clientèle américaine.Un jour, il rentre à la maison et me dit « mon patron me demande si tu serais intéressée par l’achat de la boutique de sa femme ». Sur le coup, je dis non car je ne me sentais pas prête du tout à ouvrir un établissement. Mais voyant que je n’arrivais pas à me sortir cette proposition de la tête (encore une idée… devinez à qui je pense là… ?) ,le lendemain, je dis à Doudou : « Oui, je la veux !!! ». Son patron me donne donc rendez-vous le jour d’après pour me faire visiter la boutique, mais surtout pour me proposer un deal, si je viens travailler pour lui et je lui développe sa clientèle américaine en échange sa femme ne vend la boutique qu’à moi. Du coup, j’accepte le deal, je commence à travailler pour lui tout en continuant à fabriquer mes sacs, mais en plus

il me laisse son restaurant pour réaliser des ventes privées de mes modèles.


Et là… Première vente privée, première grosse vente, je vends six sacs d’un coup à trois clientes, je me souviens de ces 900 euros qui tombent du ciel, j’étais tellement fière.

(j’avais l’impression d’avoir gagné à l’euro millions)

Dans le même temps, je vais voir mon banquier pour lui exposer mon projet et lui parler du financement dont j’ai besoin pour acheter le pas-de-porte de la boutique, il me dit qu’il est prêt à me suivre (Yessssssss… enfin un truc qui marche). Mais il faut savoir que ce projet, je

ne l’avais pas réellement réfléchi, je n’avais fait ni business plan, ni plan marketing, ni rien… Je pensais naïvement (et revoilà les bisounours) que le produit ferait tout.

(FAUX FAUX FAUX).


Une dernière chose me manquait pour pouvoir réaliser des sacs à la hauteur de mes espérances… Le CUIR, trouver une tannerie française de qualité, qui me vendrait des peaux sans minimum de commande me semblait être un véritable chemin de croix.

Là encore j’ai eu beaucoup de chance. Ma copine Aurélie que j’avais connu à New York et que je n’avais pas revue depuis au moins 5 ans , m’envoie un message suite à un post Facebook : « t’es à Première Vision? Passe nous voir, je travaille pour la Tannerie Remy Carriat ». Je check sur le net afin de me renseigner sur la Tannerie et… Jackpot !!!!

LA meilleur Tannerie française spécialisée en cuir de Taurillons et en plus labellisée entreprise du patrimoine vivant. Je me dis à ce moment-là que jamais ils ne voudront travailler avec moi, je suis trop petite et je ne prends pas assez de volume pour les intéresser.

(c'est ce qu’on entend beaucoup lorsqu’on démarre une entreprise)

Et bien, c’est tout le contraire que j’ai entendu, ils soutiennent les jeunes créateurs et vendent sans minimum de commande (ce qui dans l’industrie du cuir reste rare)

et en plus, ils sont tellement gentils (ce sont les Basques ça… je ne suis peut-être pas très objective, mon père est Basque).


Ce salon m’a fait gagner une tannerie exceptionnelle (avec laquelle je travaille toujours et que je ne changerais pour rien au monde) et m’a permis de retrouver ma copine Aurélie qui accompagne, mon entreprise et moi depuis maintenant 3 ans.

(un énorme bisou à toi et un immense merci).


De retour à Bayeux, les démarches que j’avais engagé ont pris plus de 6 mois. Entre la signature du bail, la demande de financement et tout le côté administratif, l’attente a été un véritable enfer. Mais au bout de tout ce temps, c’était fait, j’avais tout, je pouvais enfin ouvrir MON ATELIER/BOUTIQUE…


Une autre étape était franchie.

La boutique sera le sujet de mon prochain article, car je me rends compte que si je ne m’arrête pas, mes articles deviennent vraiment long et le but n’est pas de vous saouler…


Allez, allez, j’arrête d’écrire, je vous dis à samedi… Même heure même endroit.



Bisous, Bisous.








Comme d'habitude ma petite galerie photo.


  • Le premier logo de Liaje.

  • Mes sacs avec des plumes.

  • Les sacs normaux

photo by @ppasquettephotography





30 vues
  • Instagram - Black Circle
  • LinkedIn - Black Circle
  • Facebook
  • Pinterest
Declinaison-liaje.png

© 2023 by LIAJE. Designed by CM Brand Developer Proudly created with WIX