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L'idée...la suite

Mis à jour : févr. 4



Bonjour, bonjour tout le monde,


Comme promis voici la suite de ma petite histoire.

Alors, pour en revenir à l’article précédent je m’étais faite jeter d’un peu partout avec mon projet, mais je n’avais pas réussi à abandonner l’idée de cette marque.

Dans le même temps, j’ai dû suivre ma maman qui venait d’être mutée à Lyon. Cette étape parait insignifiante comme ça mais elle est déterminante à ce qui se passe actuellement (everything happens for a reason @petiteceline).

J’étais donc à Lyon dans une ville que je ne connaissais absolument pas.


En faisant des recherches sur le net pour la création de ma marque, ma page google me propose un lien nommé « Village des créateurs » je clique et découvre ce qu’ils proposent pour accompagner les marques en mode, design et déco dans la création et le développement de leurs entreprises.

Je prends mon courage à deux mains et j’appelle : je tombe sur un jeune homme adorable qui me demande d’expliquer mon projet. Un projet qui, je l’admets, n’était pas très clair même dans ma propre tête. Il me dit que mon projet n’est pas encore suffisamment construit pour qu’il puisse m’accompagner mais de ne surtout pas hésiter à les rappeler lorsqu’il sera plus établi (c’était il y a 5 ans).


J’ai dû prendre la décision de faire comme je l’avais toujours fait, retourner travailler en tant que serveuse pour me constituer un apport et retourner voir les banques avec un projet plus clair et finançable.

Je suis tombée sur une proposition de poste à Méribel pour la saison d’hiver qui changera définitivement ma vie. C’était une véritable aubaine car, qui dit saison, dit beaucoup d’argent en peu de temps

(si on ne sort pas tous les soirs bien sûr, ce qui était un peu mon cas).


Arrivée là-bas, j’ai fait la connaissance de Doudou qui à l’époque n’était qu’un ami sachant qu’il a 7 ans de moins que moi (moi cougar…JAMAIS) et en plus originaire de Normandie (en bonne aixoise que je suis tout ce qui se trouve au-dessus d’Avignon, c’est le NORD), il me paraissait donc impossible qu’il y ait plus que de l’amitié

(enfin... il était pas mal quand même…).

De plus je n’étais pas là pour ça mais pour me faire de l’argent rapidement.

Malgré de bonnes résolutions,( encore…) et après une soirée trop arrosé nous avons dérapé. (aaaah les ravages de l’alcool !)


Pendant cette saison, j’ai également eu la chance d’avoir une patronne très portée sur la mode et acheteuse compulsive (on l’appellera « V »…).

J’ai donc continué à créer tout en travaillant pendant

les deux saisons d’hiver que j’ai faites là-bas.

« V », voyant ce que je faisais me commandait des pièces à chaque nouvelle création ce qui me confortait dans l’idée de monter ma marque. Après deux saisons à travailler pour « V » et son mari « C » à Méribel, j’ai (ou plutôt nous car nous étions devenus nous avec Doudou ) pris la décision d’arrêter les saisons m’étant constituée un petit pécule qui allait me permettre de retourner voir les banques.


J’ai à ce moment là pris la décision de suivre Doudou en Normandie…

( vous allez me dire WHAAAAAT … ? Bin oui et pourtant je n’étais plus alcoolisée).

Alors que ma première phrase lorsqu’on s’est engagé sérieusement a été :

« JAMAIS je ne mettrai un pied en Normandie je te préviens »

et puis finalement j’ai été charmée par la Normandie.

J’avoue que pour une fois me retrouver au calme à la campagne me changeait beaucoup de ma vie d’avant et les gens étaient tellement gentils.Surtout qu’il habitait à Saint-Lô et c’est clairement pas la ville la plus glam du monde. Et puis je n’y avais pas pensé mais en Normandie il pleut, il pleut et… il pleut

(c’est ce qui fait la bonne crème, d’après « Elle&Vire »)


J’ai pourtant toujours été très citadine et le suis toujours d’ailleurs,

mais là je ne sais pas ce qui m’a pris j’étais très positive sur cet endroit.

Malgré toute cette pluie c’est bien là à Saint-Lô en Normandie où les prémices de Liaje sont apparues.


Un jour que nous décidions d’aller à Granville, ville natale de Christian Dior (un peu de culture ça fait pas de mal), oui je dis nous car Doudou m’accompagne souvent malgré qu’il n’y connait rien à la mode et que lorsque nous nous sommes rencontrés, il portait des T-shirt OBEY… (Il en reste encore un caché à la maison, j’en suis sure). Mais il me soutient quoi qu’il advienne et dans chaque étape, tout comme moi je l’aime malgré ses T-shirt…

Bref, nous rentrons dans une boutique que j’avais trouvée sur le net car je souhaitais y déposer mes créations (toujours en prêt-à porter). Là, à peine rentrés, je tombe sur une pochette toute simple toute jolie en rafia argenté que je décide d’acheter.


J’ai toujours été (comme nous toutes) une férue de sacs à main et de chaussures mais jamais, jamais, jamais, je n’aurai pensé ne serait-ce qu’une seconde être capable de monter un sac de mes propres mains. La maroquinerie requiert un véritable savoir-faire qui ne s’improvise pas et qui me semblait inaccessible au commun des mortels.


Je précise que je n’aie pas osé demander à la gérante de la boutique si je pouvais déposer mes créations chez elle (ce foutu manque de confiance). Bref, nous rentrons à la maison et là, je ne sais pas pourquoi, je me mets à scruter la pochette dans tous les sens et réalise qu’elle n’est pas si compliquée à monter (enfin, c’est ce que je croyais). Il me restait du tissu d’ameublement, acheté je ne sais plus quand ni où d’ailleurs et des échantillons de cuir récupérés lors de ma première visite au Salon Première Vision à Paris.

J’ai pris tout ça et ai réalisé ma toute première pochette en tissu et cuir (plus tissu que cuir d’ailleurs) sans croquis, sans aucune préparation.


Comme je vous le disais dans mon article précédent, la matière est ma principale source d’inspiration, je n’ai pas de photos, de croquis de cette pochette car il n’en existe pas mais je vous mets la photo du produit fini plus bas pour que vous puissiez voir, que je partais de loin quand même. Du coup j’ai voulu l’améliorer, rajouter de la doublure etc… elle a subi beaucoup de modifications.


A cette époque ma belle soeur, (qu’on appellera « L ») qui était enceinte a voulu se joindre à moi pour la création des sacs et de la marque.

On a donc commencé à chercher un nom pour la marque.

« L » ayant accouché entre temps d’une petite fille merveilleuse prénommée LIA (la première de la famille de Doudou et sa filleul), nous avons pensé à mixer son prénom et son nom de famille qui donnera au final « LIAJE ».


LIAJE était née… ( punaise j’en ai les larmes aux yeux…)


J’ai donc changé de banque, fait la formation obligatoire pour ouvrir une entreprise et l’immatriculer et j’ai commencé à créer mes sacs toujours en tissus et simili…

J’avais des produits, un nom, une immatriculation, de l’argent, tout pour enfin démarrer…

(ça y est je pleure… j’avais prévenu je suis une pleureuse).


En fait je crois qu’avant de commencer à écrire je n’avais absolument pas réalisé tout ce qui a été fait depuis le début, du coup je verse ma larme.

Liaje n’était plus une idée mais une marque bien réel, il restait maintenant à la faire évoluer.


Bon je crois que je vais m’arrêter là pour cette fois … Je retourne au boulot.


Je vous raconte la suite mercredi même heure même endroit...



Bisous Bisous.








Encore une petite galerie pour vous aidez à visualiser


Toutes premières pochettes ( la rose c'est la première première)





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