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Be careful what you wish for...



Be careful what you wish for...




Hello les gens;

comment allez-vous ?

Ah oui ! vous remarquerez que ça fait plusieurs fois que je vous appelle les gens ce n’est pas un manque de respect ou quoi... c’est juste qu’écrire « salut les filles » me paraît un peu réducteur, parce qu’au fond j’ai le secret espoir qu’il y ait quelques mecs qui lisent mon blog quand même. Moi je sais que ça ne me plairait pas de lire un blog de Gamer (ce que je n’ai bien évidemment jamais, jamais, jamais fait, c’est du grec pour moi ce genre de blog) et de voir écrit « salut les gars ». Du coup « les gens » ça me parait pas mal, peut-être d’ici quelque temps je vous appellerai les loulous mais là ça me paraît un peu précipité on se connaît pas encore assez bien…

(mais je vous fais des bisous quand même).

Voilà, voilà, voilà… Alors pour faire suite aux articles précédents, la boutique marchait plutôt bien mais chaque sac me prenait un temps fou à fabriquer. Je travaillais sans m’arrêter et tournais à 12 commandes constantes, j’étais désormais à 3 mois d’attente pour chaque pièces commandées, sans compter les modèles de la collection que je devais continuer à fabriquer. Et pourtant, je ne me payais toujours pas, alors dans ces cas-là on s’interroge, on se demande « qu’est-ce qui ne va pas? » je bosse comme une malade, je vends, et pourtant je ne peux pas me verser de salaire. Ce qui se passait c’était que je n’achetais rien qui ne concernait pas la boutique, tout l’argent que je gagnais, était réinvesti dans la marque : du matériel plus performant, du cuir, etc. Toute ma vie était tournée vers ce magasin.J’ai cru (en bon artisan), au départ que c’était normal, mais j’ai rapidement compris (rapidement, rapidement ça m’a pris deux ans quand même…) que ce n’était plus normal, qu’un changement devait être fait.

Alors, vous vous demandez certainement comment je faisais pour vivre et bien pour être en complète transparence avec vous c’est Doudou qui payait tout, mais tout, tout, tout, jusqu’à mes cigarettes, (et oui je fume… C’est maaaallll !!!! je sais, mais croyez-moi si je ne fume pas je me transforme et Godzilla à côté de moi sans cigarette c’est un Minimoyse).

Je me permets de faire un aparté sur Doudou, beaucoup de personnes de notre entourage pensent (à tort) que je suis le pilier de notre couple car je renvoie une image de force et de confiance en moi (il y a même des gens à qui je fais peur à ce qu’on m’a dit…haha). Mais depuis des années c’est bien lui le pilier de notre vie, sans lui je m’effondre et la marque avec, il est le rock qui me permet de continuer chaque jour et croyez-moi, je ne suis pas simple à vivre. En fait je crois qu’il est persuadé depuis des années que je vais devenir riche et du coup il attend… ( j’espère qu’il ne va pas trop attendre longtemps quand même).

Bref, au-delà du fait que je ne me payais pas et ne m’achetais rien (mais quand je dis rien c’est rien), je commençais à me lasser, me lasser de cette petite vie tranquille, avec ma petite boutique, mes copines, mon Doudou et mes chats jolis … Disons franchement que je suis le type de personne à me lasser très vite de tout, même des gens, j’ai constamment besoin de mouvement sinon ça ne va pas. Je commençais donc à m’ennuyer ferme et avais le sentiment de vieillir et de m’enterrer à vue d’oeil.

Du coup j’avais toujours plein de projets, mais alors le projet qui allait arriver, ne faisait clairement pas partie de ma liste.Et là la phrase « Be careful what you wish for… » a pris tout son sens, je n'allais pas m’ennuyer bien longtemps (en fait je n’allais plus jamais m’ennuyer).

C’est à cette même période que fut créé le premier jet du sac Arthur, en fait non un tout petit peu avant (la vie a tout de même un humour bien particulier en ce qui me concerne je trouve… vous allez comprendre pourquoi). Je me rendais compte que je ne proposais pas de petits sacs, et j’avais envie de petits sacs, la plupart de mes modèles étaient de grosses pièces. J’ai donc commencé à travailler ce petit modèle que je voulais pratique léger mais tendance. Et comme d’hab, bien sûr pas de croquis, j’étale une pièce de cuir et c’est parti. À l’époque, j’étais dans ma période "chaînes" (et oui après les plumes on passe aux chaînes… non mais des fois j’ai de ces idées, sérieux !). Je termine ce petit sac après quelques jours de travail inspirée de rien, juste le Mood du moment,. C’est un sentiment de satisfaction extrême qui m’a envahi à ce moment-là, j’avais l’impression d’avoir fait un sac à 3000, j’en ai presque pleuré, je ne lui trouvais aucun défaut technique, ce qui est très rare dans mon cas (et pourtant il y en avait… avec le recul).

Je l’ai appelé le " Arthur" c’est venu tout naturellement ce nom , jamais je ne me serais doutée qu’il allait bientôt prendre tout son sens. (En fait malgré le fait que je ne souhaitais pas particulièrement avoir d’enfant, on avait toujours dit avec Doudou que si on avait un jour un fils, il s’appellerait Arthur (alors, au-delà de la légende Doudou et moi on est de très très grand fan de la série Kaamelott … Merci Mr Astier, bisous à vous aussi… ). Du coup n'ayant pas d'enfant à cette époque, le petit Arthur était né avec une taille idéale, plein de petits clous et de chaînes (je parle bien du sac là, pas de mon fils … je vous rassure). Vu que je travaillais beaucoup à cette époque je ne me rendais pas compte de tout ce qui se passait autour mais au bout d’un certain temps je finis quand même par me rendre compte que ça faisait un petit moment que les Anglais n’avaient pas débarqué (ooohhh put….).

Il faut savoir que je n’ai jamais réellement voulu d’enfant , je ne me suis jamais sentie l’âme d’une maman (à part avec mes chats), en bref je n’avais pas le temps d’être une maman et puis je n’avais aucune idée de comment faire, les enfants m’ont toujours mise mal à l'aise. Et puis de toute façon ça ne pouvait pas m’arriver impossible, Liaje était mon seul et unique bébé. J’ai quand même fini par faire un test, j’étais seule à la boutique, Doudou n’avait aucune idée de ce qui se tramait (mais lui c’est un père né de toute façon…) et là pas besoin d’attendre les 5 minutes requises 2 traies s’affichent dans les 30 secondes qui suivent ( oooohhhh put….).

Première réaction je pleure (encore… non mais là c’est justifié quand même), alors de joie, de peur, de peine je ne sais pas trop, tout ça en même temps j’imagine et j’appelle mon deuxième pilier « Mon « petit Fours » ma Laureline , ma best des best des best depuis plus de 20 ans (sans elle je serais au fond d’un trou à l’heure qu’il est ).

Elle commence par un gros whattttttt…??? et me pose la question à 1 milliard de point « tu l’as dit à Alexis ? » (Alexis c’est Doudou pour info) « ben... non pas là non, je suis en train de te l’annoncer à toi"

Je décide donc de le dire à Alexis le soir même et là vous allez peut-être être choqué de la façon dont je le lui ai annoncé..., personne, je dis bien personne n’est au courant mis à part Doudou. Alors, je ne l’ai pas annoncé de la façon toute mignonne à la instagrameuse avec un mot sur l’oreiller ou sur mon ventre… non, non, non. Moi j’ai sorti le test de grossesse avec un mot à côté qui disait « on est dans la merde » (mais j’avais dessiné un petit coeur à côté, j’suis pas un monstre quand même) et j’ai posé tout ça sur le comptoir de la cuisine (punaise… si ça se trouve après ça on va me retirer mon fils). Oui le romantisme et moi ça fait 15 je ne sais pas faire, du coup Doudou n’a pas compris quand il est rentré j’ai dû lui expliquer. Faut avouez que ce n'était pas super clair, mais moi je trouvais ça drôle (j’imagine que ça ne l'était pas… en fait).

J’étais donc enceinte à 34 ans avec une boutique à faire tourner et une marque à faire grandir. Et pourtant ça ne m’empêchait pas d’être persuadée que ma vie ne changerait pas, non, non, non ça resterait pareil qu’avant, faudra juste lui faire un peu de place à ce bébé et s’organiser. Et bien je vous le donne en mille ce n’est pas du tout, mais pas du tout ce qui s'est passé. On avait oublié de me dire qu’un enfant ce n’est pas un poisson rouge

(en tout cas pas le mien) il ne suffit pas de lui donner à manger 3 fois par jour. J’ai continué à travailler autant qu’avant, j’ai eu une grossesse superbe sans aucun mais aucun souci. Je prenais mes commandes comme avant tout en espérant qu’il (parce que oui c’était un IL) n’arrive pas avant que je les ai toutes finies. Ma vie ne changeait pas (mis à part mon gros ventre). J’ai travaillé jusqu’au 27 décembre et ai accouché le 29 décembre du petit Arthur. (et oui quand je vous disais que la vie avait un humour un peu pourri quand même)

Celui qui changera ma vie et celle de la marque à jamais et pour le meilleur.

C’est lui qui inconsciemment me poussera, plus tard, à revoir définitivement toute l’identité de la marque et comment je souhaitais la faire évoluer.

Une toute nouvelle vie s’ouvrait à nous…

Je continuerai à vous raconter la suite dans mon prochain post car il m’est désormais impossible de continuer à écrire…Arthur (pas le sac hein, mon fils) n’arrête pas de toucher aux touches de l’ordi.

Aller suite au prochain épisode et je vous dis à très vite même heure même endroit.


Bisous, bisous











Galerie (2018):

  • Le Arthur dans tous ces états

  • Un bébé est arrivé dans un sac (photo by @ppasquettephotography)

  • Les modèles réalisés pendant ma grossesse (Floony, T bag , Alex , Laureline)









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